L’alpiniste- sherpa.
Une amie, Madeleine Lambert, est morte.
Je n’ai pu participer aujourd’hui à ses obsèques.
Elle est morte du cancer et, curieusement, mon rapport avec cette maladie a changé mon rapport à la mort, essentiellement aux morts. D’ailleurs, on ne prononce pratiquement jamais ces mots: « morts, cancer »
J’ai eu, comme tous, du mal à faire le deuil de ma mère jusqu’au jour où, je ne sais dans quelles circonstances, j’ai compris que, non pas que j’allais la rejoindre (je n’ai pas la chance de « croire »), mais que j’allais aussi mourir comme elle , plutôt que je serai dans la situation d’un mort tout comme elle.
Ce sont des choses primaires: être mortel, l’accepter, mais il faut le ressentir. Lire la suite de cette entrée »
Un jour, chaque jour.
Un peu pris en traitre, au détour du chemin, me tombe le sentiment de me sentir plus vieux que d’habitude. Depuis un certain temps. J’en ai un peu assez d’affronter les épreuves les unes après les autres, tout en goûtant aux joies les plus…je ne sais quoi… légères, extrêmes, quotidiennes, réciproques…
Je ne sais plus me laisser glisser pour dériver au gré des changements d’échelles les plus improbables.
Je suis rattrapé par l’impatience, celle pour les belles choses, celles qui devraient rester simples, évidentes aux autres par ce que données par vous, indispensables à vous parce que voulues par d’autres, et la peur du vide, la douleur des manques.
L’échelle –temps me bouffe, moi et les champs infinis des beautés possibles.
Chaque jour Georges-Yves me manque, cet homme lumineux qui nous compliquait la compréhension de l’avenir pour nous intimer l’effort présent de la simplicité, parfois brûlante, en notre intimité. L’impérieuse nécessité de notre travail de vie.
Chaque jour, il me manque pour m’aider à donner un sens à une banale expression: « théorie/ pratique ».
C’est pas évident d’être un intello. Et c’est même devenu péjoratif.
Tulipes inspiratrices
Cela fait quatre jours que j’essaie de finir ce blog concernant le Keukenhof. Les photos refusent pour la plupart de s’inscrire dans les endroits souhaités. « Erreurs de transmission » est-il indiqué. Un coup cela passe et neuf fois cela ne passe pas. Je répète les opérations, les résultats sont complètement aléatoires.Je ne sais ce qui arrive. Je déteste de plus en plus l’informatique, pompeuse d’énergie. Un tel abîme entre les élans ressentis pour restituer les visions, plaisirs, intuitions…. et la lourdeur de l’aléatoire purement technique. De l’aléatoire portant sur les parties les plus bêtes, bestiales des manipulations. Habituellement pour faire un épisode du blog, je consacre en moyenne une 1/2 heure pour ranger mes photos dans un ordre qui me convient, puis une heure pour optimiser les cadrages, luminosités et contrastes. Puis une 1/2 heure à deux heures pour rédiger le texte de liaison, cela dépend du contenu du texte. Ensuite, quand cela marche, il me faut 45 secondes en moyenne pour insérer chaque photo. Faites le compte. Environ deux à trois heures par épisode quand cela fonctionne. Et cette fois -ci j’ai passé quatre bouts de nuit.
Pour le Keukenhof, j’en suis ainsi à quatre fois deux heures,pour essayer d’insérer les photos du jardin et de sa vie Avec un résultat décevant et éprouvant pour les nerfs. Tant pis, je vous livre le résultat inachevé. J’aurais aimé insérer au moins un vingtaine d’autres photos comme à New York. Mais trop difficile. Pourquoi cela marche-t-il pour New York et pas pour les bataves? Mystère. j’ai encore trois épisodes en projet néerlandais en projet, avec les photos et les commentaires prêts.Tout cela pour des photos qui ne s’insèrent qu’une fois sur dix, et encore. On verra bien. Je pars pour Istanbul dans deux jours. Voici l’épisode en l’état, je complèterai peut-être par la suite:
Trois jours et deux nuits à Amsterdam et autour, ce n’est pas beaucoup, mais cela marque l’esprit. Arrivé le samedi matin, je consacre un bonne partie du dimanche au Keukenhof, le « jardin des tulipes ». Evidemment, c’est le temple de la Tuliperie et l’écrin pour les tulipes en tous genres. Lire la suite de cette entrée »
Amsterdam, avant Istanbul
J’ai confié une procuration de vote avant de m’envoler pour Amsterdam comme prévu. Je vous l’ai annoncé dès un blog de septembre 2011. Ma haine de la présidentialisation des esprits. Ma désolation que la crise soit d’abord dans les têtes.
Amsterdam, destination rêvée pour cette fin avril
Vignerons et pas viticulteurs
Je vous avais prévenu. Nyons figure parmi les trois villes qui m’inspirent l’envie de voyager n’importe quand, autant de fois qu’il le faut, les trois villes au delà de Lyon et Hô Chi Minh ville, bien sûr.
J’y fus en novembre dernier. Cette fois-ci c’est au printemps. Il fait encore frais cette année.
Ci-dessus, les dentelles de Montmirail en arrière fond .
Gourguillonas Brasileiras
Quelle semaine. Dimanche chez Selma et Bruno à la Croix Rousse. Des artistes brésiliens déjeunent avec nous et font leur mise au point avant le concert de la fin d’après-midi.
Mardi soir, ils sont au gourguillon.
En haut, en bas de la maison, voyages en humanités ici aussi.
Nous sommes plus malins que lui.
Nous sommes plus malins que lui. Ici et là bas. Ici bas.
Rappel d’un dîner à New Orleans, dans mon restau préféré, le « Louisiana », en compagnie d’une famille white et d’une black, le tout sous le signe des dorures des beignets en tous genres. Je vous renverrai le blog dans son intégralité ensuite. Juste maintenant un raccourci.
A New Orleans, nous ne savons quelle voie emmène Maman Black à me montrer sa médaille.
Ce soir je souffre,
Amis de tous les continents qui me lisez, vous ne me connaissez pas et vous vous intéressez pourtant, sans doute, un peu.
Pourquoi tant de laideurs, de perversions, de perversité, de l’autre côté du mur, quand les autres auront franchi cet « hors espace »? Je revis des sensations connues après ma quatrième opération. Je suis insomniaque mais pourquoi mes paupières veulent- elle obstinément se fermer?
Ce n’est pas « demain sera un autre jour ». Ce serait trop simple.
Ce sera: après reviendra la vraie vie. Je n’en doute pas.
Quarté
Comme tout le monde, je suis limité. L’essentiel est d’essayer de connaitre ses bornes pour mieux imaginer l’immensité. L’expérience de la maladie m’en a fait comprendre l’impérieuse nécessite.
Je ne peux faire que quatre choses à la fois. Pas plus, alors que j’aimerais me lancer dans une dizaine d’envies.
Voici mon quarté:
Le mariage des litchies et de la Grande Pomme.
Je suis tombé amoureux du China Town d’ici. Le mariage (j’emploie à dessein ce terme, c’est-à-dire pas le croisement OGMisé ) des litchies et de la Grande Pomme.





